Vente n°19

    Hôtel de vente de la C.M.O.O.A

    15 Décembre 2007

    Lot 15

    EXCEPTIONNEL COLLIER D’APPARAT (LEBBA)

    ESTIMATION

    1 000 000 / 1 200 000 DH

    Maroc, Fès, miliEU XVIIIe siècle.
    En or, composé de dix perles cannelées et neuf pendentifs multiples, chacun formé de trois médaillons (en rosace, en amande et ovale) et d’un croissant soutenant un petit cabochon. Chacun des médaillons en amande est serti d’une émeraude ou d’un rubis. Le revers des médaillons en amande et en rosace est orné d’entrelacs de palmettes en émaux champlevés polychromes. Un élément de pendentif est différent (fleuron trilobé). Une partie de chaîne a été rajoutée ; On joint deux perles ovoïdes plus tardives, en or à décor émaillé, montées ultérieurement en pendants d’oreille.
    Long. collier sans la chaîne: 32 cm. Poids brut : 520 gr.
     
    Ancienne Collection Madame T.
    Ce superbe et rare collier pectoral d’apparat était un élément prestigieux de la parure de la future mariée marocaine. Cet imposant collier de cérémonie est le plus souvent composé de neuf pendentifs qui couvraient toute la poitrine (mais il peut parfois n’avoir que sept pendentifs), chacun comportant en général quatre éléments étagés, comme c’est le cas ici. Les plus anciens modèles étaient en argent doré. Ce collier pectoral fait toujours partie de la parure traditionnelle de la mariée de Fès mais la forme des composants des pendentifs a légèrement varié depuis. Un collier lebba à neuf pendentifs en or et pierreries, Meknès, XIXe siècle, mesurant 35 cm sans les attaches, est conservé au musée des Oudaïas à Rabat (voir Marie-Rose Rabaté et André Goldenberg, Bijoux du Maroc, Aix-en-Provence, 1999, pp.67-68). Il s’agit, selon Hoceine El Kasri dans son chapitre « Les parures » du catalogue de l’exposition Maroc, les trésors du royaume, Paris, Petit Palais, 1999 p.189, de l’un des rares spécimens encore existants. Le collier présenté ici est certainement de la même qualité. Un collier pectoral d’une collection privée datant du début du XXe siècle, plus tardif et moins ornementé, fut exposé à Paris à l’exposition « Maroc, les trésors du royaume », Petit Palais, Paris, 1999, n° 325 p.187.